LE 13 NOVEMBRE 2019

Sous le parrainage de Madame Muriel Pénicaud, Ministre du Travail

(collective, émotionnelle, intuitive)

Thierry Jadot président du Groupe de communication Dentsu France se réjouit de disposer en même temps d’une collecte de quantité croissantes de données que l’explosion de la capacité de calcul des ordinateurs permet de traiter, et cela permet de d’imaginer de nouveaux produits à forte valeur ajoutée.

Luc Julia chercheur, directeur technique de Samsung, co-inventeur de Siri et auteur de « l’intelligence artificielle n’existe pas » adhère à cela et, comme Thierry Jadot, observe que les pays les plus robotisés connaissent le chômage le plus faible avec de nouveaux métiers plus valorisants
Pierre Alain Raphan, chercheur en sciences humaines et député insiste à cet égard, comme les autres intervenants d’ailleurs, sur la nécessité d’encourager les entreprises à une culture de l’innovation permanente avec devoir pour l’Etat de prévoir les formations adéquates, et le co-fondateur de l’I.A. for my people considère qu’au-delà d’une affaire d’expert c’est un sujet de Société.

Philippe Chatagne, qui représente le Groupe IGS leader dans le domaine de l’enseignement et de la formation ne pense que du bien du nouveau programme d’algorithmes ERS (Entreprenariat Responsable Solidaire) qui permet de mettre en adéquation les dispositions du candidat et les perspectives offertes par l’entreprise et de trouver des applications personnalisées pour les nouvelles routes de l’emploi.

Carl Azoury qui a créé avec son ami Laurent Delvaux la Société Zenika, sur un modèle qu’il aurait aimé trouver auparavant, préconise la société responsabilisante donnant la plus large latitude à ses composants incités à la polyvalence et à l’adaptabilité avec une qualité de vie au travail valant à son entreprise d’être classée en tête du classement Great place to work.

Laure Closier, de BFM Business invitée à pimenter le débat ne manquait pas de relever que le manager était lui-même aux premières loges et ne devait pas être le dernier à s’adapter, tandis que Michel Rota directeur général de Wellness training s’employait à préparer physiquement l’assistance à l’adaptabilité par un exercice propre à oxygéner les cerveaux

Pour illustrer la totale compatibilité de l’intelligence artificielle avec l’humain,  Anna Notarianni après avoir rappelé la persistance de l’humain dans le service et la gouvernance de SODEXO dont elle est la présidente France a retenu que le digital et l’Intelligence Artificielle avaient permis à la fois d’offrir de meilleurs services aux consommateurs, de créer de la valeur pour les clients, d’améliorer la vie des collaborateurs et de réduire l’impact environnemental aussi bien en entreprise qu’en milieu scolaire et universitaire ou dans les établissements de santé où les robots, et plus largement l’intelligence artificielle libèrent l’humain pour davantage d’attention au service apporté.

Quant à redouter une « prise de pouvoir » de l’Intelligence Artificielle Thierry Jadot et Luc Julia en accord complet ont tenu à rappeler que l’intelligence artificielle ne faisait que restituer ce que l’intelligence humaine lui avait livré, qu’avec la masse de données enregistrée elle pouvait faire mieux que l’homme mais dans des domaines bien précis sans avoir la capacité d’innover – l’homme connaît, la machine re-connaît – ni d’improviser, Luc Julia nous faisait visualiser une voiture dite autonome incapable de franchir la place de l’étoile, faute de pouvoir s’affranchir de certaines règles de priorité. Tous deux, dans un consensus général, préfèrent parler d’Intelligence Augmentée.

Reste le mauvais usage que l’homme, du moins certains, pourrait être tentés d’en faire et pour Thierry Jadot, toujours en accord avec Luc Julia il est important de ne pas sur-estimer l’effet à court terme et inversement de ne pas sous-estimer son effet et ses risques à long-terme.

Les conférenciers

Luc JULIA • L’intelligence artificielle n’existe pas
Dr. Luc JULIA, vice-président en charge de l’innovation pour Samsung, responsable de ses centres de recherche dans la Silicon Valley et à Paris et co-créateur de SIRI, interviendra pour nous livrer sa vision sur le développement de l’IA. Auteur du livre “L’Intellignece Artificielle n’existe pas », il démystifie l’intelligence artificielle en montrant que les deux postures qui se projettent sur les impacts de l’IA, celle de la peur et celle de la science fiction, ne donnent pas la mesure de l’apport réel de l’IA. Pour lui, le développement de l’Intelligence Artificielle est un formidable atout pour l’essor de l’Intelligence Augmentée. La part des intelligences humaines loin d’être réduite à la portion congrue, sera aiguillonnée par les champs possibles ouverts par l’arrivée de l’IA. Ce constat induit une prise en compte du volet sociétal du développement de l’IA et offre des opportunités nouvelles notamment pour le management dans les entreprises. Cette prise de conscience est également partagée par Pierre-Alain Raphan, député LREM, chercheur en sciences humaines. Le colloque leur donnera l’occasion de débattre de leurs convergences et de leurs différences d’approche, offrant ainsi un éclairage sur les enjeux sociétaux de l’IA.
Anna NOTARIANNI • Quel équilibre entre le développement de l’IA et la place de l’homme dans l’entreprise ?
Anna Notarianni, Présidente de SODEXO France, témoigne de la vision de SODEXO, leader mondial  des services de qualité de vie au travail, Créée en 1966 par Pierre Bellon, cette entreprise française s’est implantée dans plus de 70 pays. Confrontée au contexte de changements permanents et disruptifs de notre société, au développement des technologies et de l’IA, elle a construit une réponse en axant son management et ses prestations sur l’intelligence collective. Elle est convaincue qu’il convient de créer de la valeur humaine, économique et sociale face à la digitalisation. Pour être au plus prêt des attentes et des besoins de ses clients et des consommateurs, cette entreprise a su se transformer pour favoriser la créativité et la performance collective de ses équipes en valorisant la co-construction. La recherche permanente de la qualité de vie au travail est un défi  pour SODEXO aussi bien pour ses équipes que pour ses clients. Très engagée, Anna Notorianni œuvre activement chez Sodexo France pour que ces orientations soient une réalité au quotidien et  contribue à faire de « l’ascenseur social» un des véritable leviers de la motivation des équipes.
Laure CLOSIER • L’IA : quel enjeu pour les métiers dans l’entreprise ?
Laure Closier, est journaliste et chroniqueuse pour BFM Business depuis 8 ans. Après avoir travaillé pour des émissions financières, elle chronique depuis 4 ans la vie de bureau et le management dans la matinale. Elle co anime également avec Nicolas Doze la BFM Academie, premier concours de Start-up a la radio et la télévision. Elle interviendra avec son regard critique sur la vie de bureau, en mettant en scène, Michel, le personnage de sa chronique, qui découvre l’arrivée des nouvelles technologies et de l’IA dans son entreprise. Aux prises avec cette évolution, Michel nous conte sa réalité de salarié, les impacts sur son métier et ses interrogations sur le management de son entreprise. En fin de matinée de la conférence, Laure Closier fera aussi en direct, un retour vu de son regard de journaliste chroniqueuse, sur le déroulement des interventions et des échanges qui auront eu lieu dans le courant de la matinée.
Pierre-Alain RAPHAN • Député de l’Essonne Co-fondateur de Collectif IA For My People. Le développement de l’intelligence artificielle :
 Une préoccupation des pouvoirs publics ?
Pierre Alain Raphan, député, chef d’entreprise, chercheur en sciences humaines
et cofondateur avec Inès LEONARDUZZI de l’IA FOR MY PEOPLE, milite pour la
prise de conscience collective que l’intelligence artificielle n’est pas seulement une
affaire d’experts, mais que c’est aussi un sujet de société où chacun est interpellé.
 Il œuvre actuellement à travers le mouvement IA FOR MY PEOPLE à ouvrir un
large débat pour préparer des réponses sociétales au développement de
l’intelligence artificielle.
 Face au défi de l’intelligence artificielle dans la gestion des entreprises, il donne
son point de vue sur l’équation Intelligence artificielle/Emploi.
Il interviendra pour montrer que cette équation peut ne pas être subie et qu’il est
urgent d’offrir aux entreprises des moyens (information, formation,
accompagnement…) pour leur permettre de construire en toute autonomie leurs
réponses à ce défi.
Son intervention au cours de la conférence donnera également un éclairage sur
les réflexions en cours des pouvoirs publics sur le développement de l’intelligence
artificielle versus comment accompagner la transformation des métiers, des
parcours et valoriser le capital humain dans l’organisation du travail.
 Pour plus d’information, on peut utilement consulter le dossier de l’IA FOR MY
PEOPLE en cliquant sur le lien … « ICI »
TABLE RONDE
LES ALGORITHMES : UN ATOUT POUR LA VALORISATION DU CAPITAL HUMAIN DANS L’ENTREPRISE ?
– Alexandre Freschi, Député 
– Smaïl ElBoukfaoui (ERS R&D Et Innovation Internationale / programme Manager des Nouvelles Routes de l’Emploi Afrique Europe Asie)
– Philippe Chatagne, délégué général comptes clients IGS et dev Labo ERS France
Avec l’expérience de l’algorithme ERS, développé pour optimiser l’employabilité dans l’entreprise, il est apparu que si l’algorithme permet de soutenir les processus de recrutement, il induit aussi une nécessaire réflexion sur l’écosystème humain de l’entreprise et son impact sur la qualité de vie au travail. Il incite notamment les entreprises à se projeter sur la place des compétences comme solution de bien-être des collaborateurs, et démontre que l’intelligence collective est une somme d’intelligences individuelles qu’il faut apprendre avec les générations futures pour maintenir la compétitivité. Il constitue un bon baromètre pour les candidats qui peuvent disposer d’un éclairage sur leur profil de compétences acquises mais aussi sur les potentialités à développer dans la projection vers le futur de l’entreprise. Il donne donc à voir que la transformation digitale génère un changement sociétal et que l’algorithme n’a de sens que s’il se construit à partir de l’écosystème humain, où chacun joue un rôle individuel et collectif dans une logique gagnant/gagnant entre l’employeur et les collaborateurs.
Carl AZOURY • « L’entreprise responsabilisante » : une réponse au développement de l’IA ?
Carl Azoury , CEO et co-fondateur de la société Zenika créee en 2006 oeuvre avec ses équipes pour soutenir et apporter un appui technique et pédagogique aux entreprises confrontées aux contextes de transformation. Il est convaincu que l’accompagnement des transformations passe par une déprogrammation des biais cognitifs qui nourrissent les résistances au changement. Il a développé le concept de « l’entreprise responsabilisante » pour montrer combien l’intelligence humaine est absolument nécessaire dans la gestion des entreprises et est un véritable facteur de productivité. Il estime que l’IA va nous débarrasser de toutes les tâches répétitives et permettre ainsi d’ouvrir un espace vital pour le développement d’une meilleure interaction humaine dans l’entreprise. Ainsi le capital humain serait consacré à la réalisation de tâches à valeur ajoutée qui favoriseront le développement d’un démarquage des entreprises sur des produits à forte concurrence. Dans ce monde en pleine mutation technologique, organisationnelle et managériale, Zenika s’impose aujourd’hui comme le partenaire permettant de faire le lien entre le monde organique et le monde numérique. Zenika fête en 2019 ses 13 ans, avec plus de 450 collaborateurs passionnés, une 1ère place au classement Great Place to Work (< 500 salariés) en 2018, et 43 millions d’euros de CA en conseil, réalisation et formation.
Thierry JADOT • L’IA comme catalyseur de transformation des métiers et entreprises
Thierry Jadot, Président du groupe de communication Dentsu Aegis Network en France, en Turquie et au Moyen-Orient, travaille depuis de nombreuses années sur l’impact de la transformation numérique sur l’économie et la société, comme en témoignent ses essais L’Eté numérique (2014) et La Fin des rentiers (2016).
Il se penchera sur la meilleure manière d’aborder le tsunami digital en entreprise, qui repose sur une maîtrise de l’horizon temporel de ces technologies, une compréhension de ce que l’IA peut apporter et la mise en place d’un accompagnement au long cours permettant à chacun de gagner en liberté et développer des savoir-faire nouveaux, plus riches, plus humains.
La « fin des rentiers d’hier » (les positions acquises étant progressivement balayées par le digital) ne doit pas pour autant conduire à la montée de nouveaux rentiers du numérique. Comment faire en sorte que ces bouleversements profitent in fine à tous ?  Thierry Jadot nous livrera ses clés.
Michel ROTA • L’oxygénation du cerveau : un atout pour le développement des intelligences humaines.
Ancien sportif de haut niveau , Michel Rota est le directeur associé de la société Wellness Training, leader de la prévention en entreprise créée en 2006. Il est le premier à avoir développé une vision globale du bien être dans l’entreprise en enrichissant les prestations Fitness pour les adapter au monde du travail. Il milite pour que les humains reprennent contact avec leurs sensations et soient en capacité de libérer  toutes leurs potentialités.
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