Compte Rendu Causerie Mediaveille – Olivier MERIL – 03 Novembre 2016 – Paris

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Parce qu’un salarié heureux est un salarié plus efficace qui accompagnera mieux ses clients, Mediaveille place le bien-être au cœur de son développement en créant le poste de Happiness Manager ! Sa mission principale est de s’assurer que les salariés soient épanouis dans leur environnement de travail et qu’ils n’aient donc plus qu’une seule préoccupation : la satisfaction de leurs clients ! Olivier MERIL Intervenant et Président Mediaveille (MVGroup)

Participants : Marie Jo MARTIN, Patrick DUMOULIN, Antoine BONNEAU, Elisabeth ISAIA, CCI Nantes, Rémi TESSIER, Jean Baptiste LE TENNIER, Sacha GENOT, François Marie SAINTIER, Guillaume LESDOS

Lieu : Brasserie FELIX, 1 rue Lefèvre Utile à NANTES

Après un tour de table des participants, Olivier MERIL se présente à son tour. Il expose son activité et comment il l’a développée.

Tout d’abord il a travaillé chez Précom (Groupe Ouest France) et a mené plusieurs projets avec succès. Mais arrive un moment où sa motivation pour les projets de cette entreprise s’affaiblit. Il voulait se mettre à son compte en reprenant une société de 7 à 15 personnes dans le domaine de la communication et du marketing.

Par hasard il tombe sur Mediaveille qui avait une dizaine d’employés et réalisait 1 million d’euros de CA. En 6 semaines, toutes les démarches pour le rachat de l’entreprise sont réalisées.

Aujourd’hui il fait 10 millions de chiffre d’affaires en accompagnant ses clients sur Internet.

Sa méthode de travail avec ses salariés :

L’ambiance dans l’entreprise

Deux entretiens individuels annuels, avec des   augmentations de salaire,  des présentations réciproques, des échanges sur les projets. Il a même lancé aussi des entretiens en marchant.

Olivier attache beaucoup d’importance à l’ambiance présente dans l’entreprise. Il a ainsi décidé d’organiser des pots réguliers sans enjeu, et a vaincu peu à peu la réticence du personnel à ces contacts directs. Puis il a organisé des primes pour les employés méritants, il leur a permis de choisir leurs ordinateurs, il a organisé également deux soirées « open bar » par an, où toute l’entreprise se retrouve pour faire la fête.

Personnellement, après avoir occupé un poste de cadre dirigeant, il se retrouve chef d’entreprise. C’était son vœu, mais cela le conduit cependant dans les premiers mois à une forte crise de stress. Heureusement, la qualité de sa vie familiale lui permet de s’en sortir malgré la croissance fulgurante de sa société.

Croissance fulgurante

La première année a vu une croissance de 73%. En six ans, il a atteint les 1 000 % à 10 millions d’euros. Ses prévisions pour 2016 : 14 millions. Cette année il a créé 6 agences : Toulouse, Strasbourg, Paris, Lyon, Nantes, Lille.

La difficulté est de maintenir la croissance et de retenir les talents. Mais avec 2% de turnover, il y arrive.

Recrutement

Il réinvente l’entreprise à son image. Il a développé une méthode de recrutement très simple, basée sur son sentiment et les connaissances qu’il a éventuellement sur le futur employé. C’est un recrutement sans CV. Le candidat répond à un questionnaire sur les réseaux sociaux, puis à un QCM. Ensuite vient un entretien avec le manager et un collaborateur pour valider que le contact passe bien avec le futur collaborateur. Ensuite vient la période de formation.

Mais il utilise aussi le recrutement classique, et embauche des stagiaires en contrat de qualification et des handicapés.

Pas de DRH, mais une Happiness Manager, dont le métier est de rendre les employés heureux au travail. Elle organise des évènements ludiques comme des tournois de baby-foot, et a en charge la décoration de l’agence. Elle développe l’attention aux autres et s’occupe du bien-être de tous. Elle est passionnée. Elle a pour mission de mettre en place un baromètre du bien-être, afin de mesurer la qualité de semaine passée par les collaborateurs.

Il a créé aussi une école pour former à la stratégie digitale. C’est l’école Digitale de la Nouvelle Chance, en partenariat avec IMIE, Ecole de la Filière Numérique dans le Grand Ouest.

Philosophie 

Dans l’entreprise libérée, les gens travaillent pour grandir et faire évoluer leur poste. Et dans les métiers du conseil, « la matière première » ce sont tout d’abord les gens. Pour que les gens soient heureux au travail, il a mis à leur disposition un baby foot, 21 jours de RTT par an et 5 semaines de vacances. Tous les employés travaillent par groupe de 8 personnes dirigés par un manager et organisés en binômes. La gestion des congés et absences est originale puisque ce sont les salariés qui décident quand ils partent. Ils n’ont à valider que par leur binôme. Pas de validation de la direction). Le principe est qu’il y a toujours au moins un des deux présents au travail et que les engagements pris auprès des clients soient respectés.

A partir du moment où on donne du plaisir aux gens, la boite devient un véritable milieu de vie. Certains célibataires ont du mal à quitter le lieu de travail le soir.

Les meilleurs ambassadeurs d’une entreprise, ce sont les salariés. Donc des jeux sont organisés sur les réseaux sociaux avec de très jolis cadeaux à la clé. Cela contribue au sentiment d’être fier de sa boite.

Autre dispositif : le numéro Bobologie offert aux salariés et qui leur permet d’appeler un médecin pour obtenir une première information avant d’envisager une consultation. En partenariat avec Medaviz, un de nos adhérents.

Tout le monde se tutoie et le patron se promène en basket comme les autres. Car l’essentiel vient du patron. On ne vit pas sur de la pacotille, mais sur du concret, sur la qualité des relations entre les hommes, sur leur épanouissement.

A chaque problème, on a une solution. Chaque problème est considéré comme un cadeau.

Olivier ne veut pas que ce soit ses clients ni ses salariés qui payent sa croissance. Il veut qu’ils soient motivés.

Dès l’embauche, il se présente en détail, ses traits de caractère, ses attentes. Ainsi il est transparent, la règle du jeu est connue dès le départ.

Les augmentations de salaire sont en moyenne de 11% par an depuis 3 ans.

Il organise chaque trimestre « le Pitch du Boss », un moment ou il présente à ses équipes en toute transparence les projets et résultats de l’entreprise (jusqu’aux résultats financiers en détail). Chaque trimestre, il organise aussi un moment convivial « l’addition c’est pour le Boss », un déjeuner offert par le patron avec un membre de chaque pôle d’expertise (8 au total) pour répondre à toutes les questions des salariés. Il n’y a pas d’ordre du jour, ce sont eux qui décident des sujets dont ils veulent parler.

Il ne manque pas d’idées d’innovation de management, car il souhaite mettre en place en fin d’année une notation de la direction par les salariés.

Un livre, des livres à écrire

La richesse de cette expérience hors du commun pourrait être décrite dans un livre, dans des livres…

Olivier saisira-t-il cette idée pour faire partager ses réussites à un plus grand nombre ? C’est le vœu que nous formons.

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