Compte rendu Causerie – Marianne Olivier (Société Cultura) – du 10 octobre 2017 à Bordeaux

Collectif Performance et Qualité de Vie au Travail

Compte rendu Causerie du 10 octobre 2017 à Bordeaux – Marianne Olivier DRH Société Cultura

Il s’agit de la seconde Causerie organisée par Sacha GENOT et Céline FRONTERA

 

Tour de table de présentation des participants partant de la gauche de Céline FRONTERA

 

  • Alexandre MOINE Dirigeant de la Société THELIO
    • Société travaillant sur l’intelligence artificielle dont l’idée est la transformation de données pour l’avantage concurrentiel
    • Composé de 20 collaborateurs tous consultants.
  • Sandrine JUEL Société SOFRACO
    • Société de courtier en Assurance de personnes (dirigeants et salariés)
    • Composé d’une seule personne
  • Nathalie BABOLAT responsable Talents et Mobilité de la société CULTURA
    • Siège à MERIGNAC, 85 Magasins d’ici 2 mois
    • 3500 salariés
  • David LE NORCY Dirigeant de la société aide@venir
    • Groupe de services à la personne, situé dans le Langonais (milieu rural)
    • S’attelle depuis environ 2 ans à mettre en place une coopérative avec les acteurs du bassin économique afin d’imaginer et faire évoluer les salariés et leurs parcours de vie dans les métiers de services.
    • Composé de 450 salariés
  • Nathalie AUZERIE-DUBON Présidente- CEO de ITEC Services
    • Société réalisant les études en amont et aval dans le secteur de la pharmacie
    • Composé de 50 salariés
  • Sylvain Associé de l’entreprise KIPLITE
    • Osthéopathe et intervenant spécialisé dans les risques psycho-sociaux
  • Sarah TRIAS – Assistante sociale Libérale
    • Travaille pour les entreprises, associations, et collectivité de formation RH au départ
  • Philippe BAREL Associé de l’entreprise KIPLITE
    • Coach en management, ancien Osthéopathe, spécialisé en psychologie de management auprès des professionnels de santé
  • Cécile DESPONS Propriétaire et Co dirigeant du GABRIEL
    • Etablissement regroupant 4 activités de service des métiers de la restauration. Un bar, Un bistrot, un restaurant gastronomique et des salons de réception avec activité traiteur.
    • De formation initiale en RH et communication.
    • Composé de 30 salariés en moyenne pouvant aller jusqu’à 40 en forte saison.
  • Jacques RONDELEUX, Dirigeant Filiale ouest du Cabinet PSIA
    • Société spécialisée dans le RPS/QVT
    • Spécialisé dans la prévention/ La gestion de Crise effectuant de l’accompagnement dans les entreprises.
    • A aussi un projet lié à l’intelligence artificielle.
  • David DESSAUGE – Associé KIPLITE
    • Dirigeant aussi une école d’Ostéopathie à Paris.
    • KIPLITE Expertise est spécialisé dans la numérisation de la pratique professionnelle, gestes et postures avec un outil digital en développement.
  • Eric VIELOTTE – Directeur Général de la Municipalité de GRADIGNAN
    • Commune de 25000 Habitants
    • 550 salariés avec une palette de métiers très variés.
  • Vanessa REYNAERT – Société FORMELL Responsable Développement Aquitaine
    • Activité accompagnement, formation et sensibilisation auprès des entreprises du statut des aidants familiaux. Quel impact sur les entreprises, etc…
  • Sacha GENOT Délégué Général et fondateur du collectif « Performance & qualité de Vie au travail »
  • Karine BROUTIN – responsable RSE & Développement Durable à la BPSO
    • En charge de la qualité de vie au travail dans le domaine Bancaire
    • Composé de 2300 collaborateurs
  • Céline FRONTERA – Dirigeante de Société NEOVEA
    • Délégué Régionale du collectif « Performance & qualité de Vie au travail »
    • Dirigeante de la société NeoVea, spécialiste en QVT et management,
    • Equipe d’une dizaine d’experts pluridisciplinaires pour répondre aux besoins 360° des entreprises des secteurs privé et public pour améliorer la santé humaine & financière de leur structure

 

Intervention de Marianne OLIVIER

 

Son Parcours :

Sortie de HEC à 20 ans, intègre la SNCF à la stratégie et Direction de Cabinet DRH), deviendra manager opérationnel à 27 ans, elle a participé à la négociation des 35 heures et a vécu la période trouble des années 90 sur un plan social (grève nationale de 3 semaines) au sein de la SNCF.

Elle démissionne et se lance à son compte en tant que Psychothérapeute libérale en 2006 puis en 2015, elle rejoint la société CULTURA ou elle a auprès d’elle une trentaine de collaborateurs directs.

Elle mène de front sa vie professionnelle, sa vie de famille en tant que parent isolée avec 2 enfants.

 

Le point commun de l’ensemble de son parcours et ce qui régit l’ensemble de ses orientations : la recherche sur les plans tant pro que perso de « la qualité de la relation » et une quête en fond de tout : la recherche de la liberté personnelle.

 

Pour elle la QVT est une évidence existentielle et relève dans son entreprise de sa responsabilité. « La vie est au centre de tout personnel et professionnel ».

 

Marianne considère que nous avons tous nos propres points d’appui, que nos limites sont simultanément nos meilleures ressources.

Elle a elle-même 4 ressources :

  • Une confiance profonde dans le chemin et l’avenir,
  • Le gout d’apprendre continuellement,
  • Le sens de la responsabilité,
  • Et enfin la profonde conviction d’agir pour plus grand que Soi.

 

Marianne considère avoir eue la chance d’avoir été éduquée de la même façon que ses frères. Pour elle se fut une chance qui lui permet aujourd’hui de ne pas faire cas de la différence.

 

Elle remercie la vie, elle parle de dons qui lui ont été fait lorsqu’elle explique son chemin et son parcours.

Elle a une écoute de Soi qui se répercute sur son écoute aux autres. Une bienveillance envers elle-même entrainant son style d’action envers les autres. Elle cultive ainsi un positivisme sans pour autant tomber dans l’excès. Elle a conscience de la dureté et difficulté de nos environnements professionnels, elle choisit simplement de les intégrer à l’équation et non de les affronter tout en étant intraitable sur le but qu’elle s’est fixé.

Marianne explique son parcours par ce qu’elle est intrinsèquement, et non par son chemin accompli.

 

Elle a une analyse de ses points fort et de ses points faibles très lucide, qui relève d’un travail sur Soi entrepris depuis des années.

Elle a fait le choix (même si elle n’utilise jamais ce mot pour la définir) de vivre, en accord avec ce qu’elle considère comme ses handicaps face à son but ultime (La qualités des relations aux autres). Elle choisit de ne pas les subir mais de les transformer en atouts.

 

Pour elle, ils sont :

– La peur de déranger,

– La solitude qui pour elle est plus confortable que le collectif,

 

Elle a conscience que l’entreprise ne sait pas accompagner les dirigeants dans les situations dramatiques.

On peut dire que le fil rouge de son développement personnel et professionnel (puisque Marianne considère qu’ils sont indissociables) est le contrôle des relations.

 

Pour Marianne, son expérience de psychothérapeute lui a permis, tout en accompagnant les autres, de travailler sur elle-même. L’observation lui a donné un regard nourri sur l’Etre Humain, ce qui à contribué à abreuver sa soif d’apprendre et d’évolution.  Elle a ainsi acquis la qualité lui permettant de différencier ce qui relève des comportements et ce qui est inhérent à l’Etre (différence entre l’innée et l’acquis).

 

Echanges avec les participants

 

Céline FRONTERA : Comment arrives-tu à mener ta mission au sein d’une entreprise aussi grande et éparpillée géographiquement ?

M O : Elle met à profit son cheminement, et ce qui la motive surtout est « L’hyper exigence ». (Possible que j’ai mal compris)

Elle s’est fixé comme mission de rendre autonome l’ensemble des salariés dans un cadre pré déterminé au préalable.

 

Sacha GENOT :

Dans les métiers de la culture comme ton entreprise, lorsque nous parlons d’évolution des comportements, est-ce que cette notion de culture influe sur le management ?

M O : Tous les salariés de cette entreprise sont de véritables passionnés, ils sont en prise avec la culture et donc avec le monde et le rythme du monde. Leurs passions les rendent donc plus sensibles et plus exacerbés. Cette donnée est bien entendu à intégrer dans le management.

On constate que la RSE est plus active sur les collaborateurs que sur les dirigeants. Elle a arrêté de vouloir convaincre les membres du CoDir MAIS sans se compromettre sur ce qu’elle est.

Elle considère qu’il faut accepter de se mettre en risque.

Elle a fait le choix de valoriser pour évaluer et toujours dans une recherche de rapport authentique et vrai dans l’entreprise.

 

Question sur la difficulté de comment transmettre ?

 

Marianne voit la possibilité de transmission réalisable dès lors que cela est enraciné dans les valeurs fondamentales de l’entreprise.

 

David intervient en indiquant qu’il est surpris qu’à aucun moment Marianne n’a utilisé le mot « choix » durant sa description de son parcours.

Elle l’analyse comme le fait qu’elle voit les choses qui constitue sa vie et la chemine comme un cadeau, elle se considère comme un canal de transmission, un canal qui apporte à l’Autre.

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